Les gènes responsables des coups de soleil ou du bronzage identifiés

ETUDE L’étude démontre que le patrimoine génétique qui favorise les coups de soleil est aussi celui qui expose au risque de cancers de la peau…

20 Minutes avec agences

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Les gènes responsables des coups de soleil ont été identifiés par des chercheurs (Illustration).

Les gènes responsables des coups de soleil ont été identifiés par des chercheurs (Illustration). — F. Durand - Sipa

Au retour des beaux jours, nous ne sommes pas tous égaux face au soleil. Quand certaines personnes attrapent des coups de soleil, d’autres avec une peau aussi claire bronzent. D’après une étude publiée ce mardi dans Nature Communications, l’explication serait génétique. Des chercheurs ont ainsi identifié les gènes responsables de cette inégalité.

« Savoir si la peau d’un individu répond à l’exposition au soleil avec le bronzage ou avec des brûlures peut, au moins en partie, être déterminé par la variation dans certaines régions du génome » (ou zones du patrimoine génétique), ont-ils résumé dans un communiqué.

20 régions du génome identifiées

Leur étude présente surtout un intérêt dans la recherche sur les cancers. Car elle montre que le patrimoine génétique qui favorise les coups de soleil est aussi celui qui expose au risque de cancers. La population étudiée, blanche et résidant au Royaume-Uni, est particulièrement touchée par ceux de la peau, « type de cancer le plus fréquent » dans le pays.

À partir de données sur plus de 121.000 personnes enregistrées dans la banque de données britannique Biobank, les généticiens ont porté à 20 le nombre de régions du génome connues pour le risque à la fois de coups de soleil et de cancer. « Cette étude identifie de nouvelles régions génétiques qui ont probablement une pertinence quant au risque de cancer de la peau », a expliqué l’un des auteurs, le généticien Mario Falchi, du King’s College de Londres.

« Un lien génétique entre brûlures et cancer »

Pour le grand public, ces travaux rappellent une évidence : plus on a tendance à rougir comme une écrevisse, plus on a intérêt à se protéger des rayons du soleil. « Les gens ont tendance à oublier que les coups de soleil sont vraiment dangereux (…) Nous espérons que le fait de savoir qu’il y a un lien génétique entre brûlures et cancer de la peau pourra les encourager à avoir un mode de vie sain », sans exposition excessive, a encore souligné le scientifique.

D’après l’étude, les personnes aux cheveux roux ont, par ailleurs, plus souvent les gènes qui font courir le risque le plus fort de cancer de la peau.

Cancer de la peau: Un traitement prometteur pour lutter contre le mélanome

ETUDE L’association de deux thérapies stopperait la progression de la maladie...

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Magazine sante

Des chercheurs du Melanoma Institute Australia ont annoncé avoir testé avec des résultats encourageants, une combinaison de traitements pour lutter contre lemélanome. D’après l’étude publiée dans le New England Journal of Medicine, cette combinaison empêcherait ces virulents cancers de la peau de se propager au reste du corps.

L’association de deux traitements

Les chercheurs ont conduit deux essais de douze mois chacun. L’un a associé deux thérapies ciblées (dabrafenib et trametinib) dont l’une empêche la production d’une protéine qui dope la progression du mélanome. Les risques du retour du cancer ont été considérablement réduits.

L’autre test a porté sur l’immunothérapie (nivolumab et ipilimumab) qui consiste à stimuler le système immunitaire pour qu’il cible et détruise les cellules cancéreuses. L’étude a, ici aussi, démontré que les risques de récidive étaient réduits.

« Que le mélanome devienne une maladie chronique plutôt qu’une maladie mortelle »

Ces deux études internationales ont été menées sur des patients atteints d’un mélanome de stade 3 et ayant subi l’ablation de la tumeur. Jusqu’ici, ce type de malades présentait un risque élevé de récidive (40 à 70 %) souvent mortelle et les patients étaient malheureusement condamnés à attendre pour voir si le cancer allait métastaser et s’étendre.

Les résultats des tests ont cependant suggéré « que nous pouvons arrêter net la maladie, et de fait l’empêcher de se propager et sauver des vies », a écrit Georgina Long, la directrice médicale du Melanoma Institute. « Notre objectif ultime, que le mélanome devienne une maladie chronique plutôt qu’une maladie mortelle, est d’autant plus proche. »

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« Ces essais montrent que nous avons aujourd’hui les munitions pour empêcher la progression du mélanome, nous n’aurons plus à attendre passivement de voir s’il se propage », a encore expliqué Georgina Long.

Un cancer très agressif

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), un cancer diagnostiqué sur trois est un cancer de la peau. En Australie, le mélanome est à l’origine de plus de 1.800 décès par an.

Les conclusions de ces deux études doivent être présentées, cette semaine en Espagne, au congrès annuel de la Société européenne d’oncologie médicale.

 

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Date de dernière mise à jour : 09/05/2018